Pour la première fois exposée à Lyon, vous découvrirez les visions, les mémoires, les métamorphoses de Josette Rispal, que nous vous montrons par le « bout de notre lorgnette » :
Son Face à Face, des effigies réalisées sans retenue et pour son plaisir. Des « ré-créations », entre les grandes oeuvres dites majeures, telles Les Masques Peaux, La Cascade de lumière, Les Grands Témoins...
Et une installation mystique, Triangularium tout spécialement assemblé pour cette biennale.
Rage Dedans, une exposition forte et singulière à la hauteur de luvre de Josette Rispal.
Nous sommes fiers et heureux de vous faire connaître le travail de cette artiste que nous avons d'emblée aimé et avec laquelle nous partageons depuis 1999 d'intenses moments artistiques. Yvonne Ravachol-Bonhomme
La vie, le foisonnement, la préciosité pourraient être les trois mots principaux des oeuvres de Josette Rispal.
Une hypothèse seulement parce que trois mots ne suffisent pas, ni aujourd'hui, ni demain...
Comme sur un manège de fête foraine, votre tête puis votre esprit va chavirer, va s'enivrer de cette effervescence colorée, de ces curieux assemblages, de ce monde presque extravagant. Mais au-delà de certains vertiges ne garderez-vous pas un souvenir de joie et de surprise mêlée ?
La différence est là. Après une nouvelle découverte artistique, on se doit de sortir enchanté, ravi, admiratif, pour enfin créer l'échange d'une sensation, d'une réjouissance. Céline Lathuilière
Il était une fois une petite fille qui, depuis son pensionnat parisien, rêvait sans doute déjà d'un « monde enchanté ». Chaque séjour dans son Auvergne natale, auprès de ses grands-parents maternels, était pour elle l'occasion de mettre en scène un spectacle : Le Cirque Fanny. Et c'est ainsi qu'un moulin à grains devenait lieu de représentations : les enfants du coin étaient alors invités à venir admirer une toute jeune comédienne, dans des costumes et décors de fortune, pour la plupart confectionnés à partir de vieux vêtements tirés des poubelles.
Bien qu'issue d'une famille éloignée de toute préoccupation autistique, Josette, en grandissant, va conserver son éveil créatif. Elle deviendra d'abord modèle, mais un bien curieux modèle qui, encore une fois, se plaît à créer de mises en scène, à l'insu du peintre pour lequel elle pose. Puis, le manque d'argent la poussant à donner naissance à l'illusion, elle restaurera de vieux meubles trouvés dans la rue ou encore se taillera des habits dans des tissus de récupération.
Cependant, ce n'est, qu'en 1974, au hasard du modelage d'une boule de terre glaise, que Josette va découvrir le moyen d'expression dont elle était depuis si longtemps intensément en quête - la sculpture - et qui est à l'origine de l'oeuvre de l'artiste aujourd'hui. Car il faut bien parler d'une OEuvre, avec un grand "O", à propos des productions de cette autodidacte. Avec les années, les techniques et les matériaux se sont multipliés, suscitant une profusion d'oeuvres qui, en prenant place dans son atelier-résidence, forment en soi une gigantesque création : un lieu magique pour tous ceux qui ont la chance d'y pénétrer, Le Monde Enchanté de Josette.
Heureusement pour nous tous, point n'est nécessaire de fouler le sol de cet univers pour découvrir l'immense talent de l'artiste, chacune de ses présentations nous laissant entrevoir son imagination débordante. Certes, les performances, expositions et rétrospectives auxquelles Josette se livre ne pourront jamais restituer l'atmosphère particulière de cet ancien garage métamorphosé en un fastueux, palais. Mais déjà nous révéleront-elles que ce scintillement est le fruit d'un don certain pour accommoder les restes. Car s'il arrive à la plasticienne de créer avec les matériaux les plus nobles - je pense notamment à ses sculptures en bronze ou à ses masques et fleurs lunaires en verre de Murano - c'est surtout avec des éléments de bric et de broc qu'elle compose, fidèle à une habitude de l'enfance : d'un rien faire naître l'enchantement.
Ainsi ses Chiffonnettes, poupées de tissus ornementées de petites trouvailles - plumes, perles, boutons, fleurs artificielles... -, ses Verres non déformés, assemblages de fragments d'objets, comme leur nom l'indique en verre, sauvé d'une mort certaine - bouchon de carafe, grappe de raisin, tête de cheval... -, ou encore ses Vestiges, mannequins richement revêtus des guenilles et breloques le plus folles - masques de carnaval, perruques, corsages et jupons de tulles et de dentelles, bas filés, colliers de ressorts et de coquillages... -, qui se veulent quant à eux une caricature de notre société de consommation.
Des matériaux patiemment accumulés, rescapés des poubelles, des encombrants ou encore offerts à Josette par des proches soulagés de cette « mise au rebut périphérique ». De matériaux à ses yeux trop vite abandonnés, sauvés grâce à son intervention. En effet, récupérer n'est pas seulement pour Josette un geste d'accoutumance, une formidable possibilité de créer à moindre coût ou encore un excellent moyen de profiter d'une densité émotionnelle dont l'objet fraîchement acquis est dépourvu. C'est aussi une manière de réagir à l'indécence que nous avons, au sein des sociétés industrialisées, à privilégier le flambant neuf et pour cela à éliminer trop rapidement, alors que tant de gens n'ont rien.
De l'activité ludique d'une fillette à l'activité artistique d'une femme, il ne semblerait donc avoir eu qu'un pas, tellement Josette a su préserver sa capacité à faire naître d'un rien l'illusion. Ce n'est qu'en prenant le temps d'une seconde lecture que l'on s'aperçoit pourtant combien son art est loin d'être simplement esthétique.
Stéphanie Remy, Docteur en ethnologie de l'Université de Strasbourg (Le rejeté et le rien complices de l'art : Regard sur l'imaginaire populaire français contemporain en prise avec la récupération, octobre 2001).
Expositions
2006
Novembre «Ensemble d'oeuvres de Josette Rispal», Un ensemble Art Nouveau — La Donation RISPAL, Musée d'Orsay, Paris
2003
Novembre, Galerie Trait Personnel «Rage Dedans» en résonance avec la Biennale d'Art Contemporain de Lyon.
Mai, Le Jardin de la Terre, Salles Royales, Église de la Madeleine, Paris. Hommage à Chomo, Musée de la Halle Saint Pierre, Paris.
2002-03
Décembre - janvier, Crèche Géante, Église de la Madeleine, Paris.
2002
Décembre-Février. Crèche de Noël, basilique Sainte-Clotilde, Paris VIIe.
Avril-mai, Sculptures de verre, galerie Tregger Paris VIe.
2001-02
Septembre-janvier, Aux frontières de l'Art brut, Musée de la Halle Saint-Pierre, Paris.
2001
Juillet-octobre, Tout un monde, Musée d'Art et d'Archéologie, Aurillac, Cantal.
Juin-septembre, L'an verre, Espace Culturel Paul Bédu, Milly-la-Forêt, Essonne.
2000
Décembre, Sculture d'Arte in vetro avec Egidio Costantini, Palazzo FrisaccoTolmezzo, Italie.
Octobre, VIe Festival d'art singulier, Roquevaire-Aubagne, Bouches-du-Rhône.
Mai, Théâtre Molière, Bordeaux, Dernier (premier) printemps du siècle,
Expos débats spectacles. Mycélium sur une idée de Pierre Faro et Laurent Danchin.
Présentation du film Voyage dans l'univers de Josette Rispal de Raphaël de Casabianca.
Janvier, Le pluriel des singuliers, galerie 13, Aix-en-Provence.
1999-00
Novembre-mai, Jeter... Créer, créations autour du verre, du plastique et des objets trouvés,
FIAP Jean Monnet-Récup'Art, Ambroise Monod, Eco-Embalage.
1999
Octobre, Femme en verre, galerie Sordello, Paris.
Juin, Woman's Mystery, Château-galerie Dielemann.
Janvier, Masks, Faces and Sculptures, Château-galerie Dielemann, Belgique.
Janvier, Le verre, Hospice Saint-Charles, Rosny-sur-Seine.
1998
Septembre, En formes les couleurs, Forum des Sciences, Villeneuve d'Ascq, Nord.
Juin-septembre, Le verre dans tous ses états, Château de Beychevelle, Gironde.
1997
Décembre, Museo Diocesano d'Anne Sacra Venise avec Egidio Costantini.
1997-01
Musée l'Art en marche, La Palisse (Univers in situ), oeuvres exposées en permanence.
1997
SOFA, Miami.
Galerie J.-L. Damant, Paris.
Egidio Costantini glass sculptures from the Angel's Workshop. 1950-1996,
Eretz Israel Museum, Tel-Aviv.
Alaka galerie, Cap d'Agde, Hérault.
1995
Novembre. SOFA, Chicago.
Septembre, Venise toujours, Galeria Daniele Luchetta, Venise.
Juin, Josette de Paris à Venise. 1975-1995, Église San Vidal, Venise.
Mars-avril, Nature morte, galerie Treger, Paris.
Mars, Musée de la ville de Sarrebourg et Lycée Dominique Labrosse, Sarrebourg.
Ars cenedese, piazza San Marco, Venise.
Trophée ISC.
Chartres en vitrail, Ateliers Loire, Chartres.
Trophée performance.
Itinéraire d'art contemporain, Hôtel de ville, Levallois. Bijoux, Espace SEMA-PLEYEL, Paris.
1994-95 Créateur, Espace SEMA, Paris.
1994
Mars, Expositions simultanées de sculptures de verre dans deux galeries parisiennes, rue Mazarine: Le Bestiaire, galerie Treger. Paris et Fleurs lunaires, galerie Lefor-Openo, Paris.
1993
Mai-juin, 982, Panorama international du verre présenté par la galerie Vittoria de Rome Du fantastique au visionnaire présenté par Maurizio Albarelli, à Zitelle, Venise.
Avril, Fondation Septentrion, Marcq-en-Bareuil, Nord.
Janvier, IIIe triennale Européenne de la sculpture en verre, Liège, Luxembourg.
Musée d'Art Moderne à Venise avec Egidio Costantini. Les Arts de la Rue, Grand Palais, Paris. Arts de la table, la galerie des Quatre Coins, Roanne.
SAGA au Grand Palais, Paris, EVTA de Chartres.
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Ambiance de l'exposition Rage Dedans à la galerie Trait Personnel
Commandes Publiques & Collections Privées La Cascade de Lumière, (hauteur 16 m), inaugurée par M. François Mitterrand, Président de la République Française, M. Gonzales, Premier Ministre d'Espagne et M. Balladur, Premier Ministre, entrée du tunnel du Puymorens.
Collège Michelet, personnage en verre, (hauteur 2,20 m) Beauvais.
Les illusionnistes, Parc du Conseil Général de l'Oise.
Lulu-Folle, collection LU-BSN.
Vitraux, Église Saint-Pierre du Gros Caillou, Paris.
Art sacré (oeuvre monumentale en verre et métal), Église Saint-Pierre du Gros Caillou, Paris.
Masque, verre et vitrail, Siège de la Société Autoroutes du sud de la France.
Témoins, Hall de l'entrée du Conseil Général de l'Oise, Beauvais.
Fertilité, sculpture de verre, hall de l'Institut Supérieur Agricole de Beauvais, Cergy-Pontoise.
Mur de Masques-lumière, le Point-Illusion, exposition de sculptures-environnement, premier appel à une composante de nature, de senteurs, d'eau (ou de son apparence) et de musiques, galerie Elysées-Rond-Point, ave des Champs-Élysées, Paris.