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Marie-Rose LORTET
Plasticienne Textile

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Marie Rose LortetblancMarie-Rose LORTET Plasticienne TextileblancMarie-Rose LORTET Plasticienne TextileblancMarie-Rose LORTET Plasticienne TextileblancMarie Rose LortetblancMarie-Rose-LortetblancMarie-Rose-LortetblancMarie-Rose LORTET Plasticienne TextileblancMarie-Rose LORTET Plasticienne TextileblancMarie-Rose LORTET Plasticienne TextileblancMarie-Rose LORTETblancMarie-Rose-LortetblancMarie Rose LortetblancMarie-Rose LortetblancMarie-Rose LortetblancMarie-Rose LortetblancMarie-Rose Lortetblanc© photos Marie-Rose Lortet & Louve Delfieu

Vit et travaille à Vernon


La vie s'élabore et se tisse de fils fins, parfois elle est cousue de fils blancs, d'autres fois elle se construit de cotons de couleur. Si la curiosité est notre alliée, fortunés nous serons pour apprécier et nourrir les sentiers de la création. Guidés par cette avantageuse complice et tous nos sens, nous nous apercevrons alors que les entrelacs, les nœuds, les tissages, les tresses et toutes choses entremêlées nous côtoient depuis toujours, sous une forme ou une autre.
Éléments végétaux, racines, lierre qui grimpe vers la lumière des cimes, troncs de glycine qui s'enroulent jusqu'à l'étouffement. Lorsque l'on croise les doigts, c'est déjà un tricot, même le nœud entrelacs des serpents endormis nous annonce l'amorce d'un tissage. De la boucle rebelle à la tresse, il n'y a qu'un geste. Embrasser, s’enlacer, c'est tresser des liens.
Au fil de la vie, Marie-Rose Lortet nous indique son chemin particulier, reflet des mailles de ses jours, incitant nos connexions neuronales vers le complexe tissage qu'est la mémoire. Dans son travail, on retrouve l'instantané du regard qui transparaît aussi dans les poèmes de Kandinsky (klânge) et ceux de J. Prévert, portant un regard sur des images de couleurs qui semblent naïves, mais ou le sujet et les petits moments de la vie quotidienne établissent de véritables trésors structurels.
Tout peut être tissé ! Peu importe le matériel, un nid d'oiseau, c'est la poésie magistrale du tissage et de la récupération. Chanvre, plastique, épluchure, fil électrique, papiers de chocolats, fil de fer des bouchons de Champagne, pour Marie-Rose Lortet, tout est le résultat d'un long procédé de fermentation créative ou toute chose, à un moment ou à un autre, resurgira, et sera utilisée.
Elle passe son temps en faisant des tresses. Il n'est pas rare de la rencontrer dans un transport en commun avec du fil dans les mains ; elle ne tue pas le temps, elle le gagne, elle l'élabore, elle le prépare, elle le tresse. Jean Dubuffet eut du flair lorsqu’en 1969, il s'intéressa et encouragea cette petite Alsacienne à la chevelure de sainte Marie-Madeleine.
Aux prémices de la naïveté et de la jeunesse s'élaborent « les masques » pour effrayer et calmer les mauvais esprits de l'inconnu. S'ensuivent les longues épopées des « territoires de laines » où les mailles par accumulations formèrent soudain des boursouflures, des excroissances, naquirent « des montagnes dévoreuses de fenêtres… » les araignées ne font pas de fausse maille. Débuta alors, l'époque des fenêtres, petites constructions délicates où se mêlent l'ancien et le nouveau pour nous offrir d'autres horizons. Puis s'érigèrent les sublimes architectures de fils : "paysage cérébral ", architectures de nuages, matérialisation des associations mentales, oeuvres rares dans l'histoire de la sculpture car peu d'artistes ont travaillé ainsi l'intelligence du vide avec autant de brio. C'est la "sculpture réinventée ", où l'on oublie la masse matière pour laisser place à l’âme. Ce n'est ni le poids ni la mesure qui fait l'œuvre sinon l'espace qu'elle nomme, par ses vides. La poésie première des mémoires de la rétine.
Avec la maîtrise la plus précieuse et l'acquis de tant d'écritures textiles, elle passe des grands formats aux miniatures en « tricotant à l'épingle » des habits bigarrés pour les rêves inouïs des souris oubliées et chassées de nos demeures. Souris des champs en habits de ville. Vêtements de pluie pour des souris aviateurs.les mimiques sont des clins d'oeil qu'elle fait à son époux Jacques Lortet (1 946/2005) unis dans le trait millénaire du pinceau et de l'ajout de la mimique de fils. La trace de l'intention picturale, rehaussée d'un sourire.
Avec « les petits Fragonards » les personnages semblent s'évader hors du cadre. Le personnage devient principal, il s'échappe, plus défini que jamais ; comme réalisé. Ce qui, autrefois, se perdait, se confondait dans un décor onirique et enfantin, aujourd'hui se dessine et s'émancipe vers une nouvelle maturité. Dans les mains de cette artiste particulière, tout peut être tissé, cousu, tressé, emmêlé.
Ariane ne devrait donc pas trop laisser traîner son fil car au hasard d'une rencontre avec Marie-Rose Lortet celle-ci risquerait de s'en emparer, et de multiplier les possibilités de trouver un chemin vers la liberté.
Aurélien Lortet — Carmona, mai 2009

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C'est le temps déraisonnable qui rythme les longs cheminements à travers boucles et noeuds, de mon travail. C'est une façon de construire simultanément le fond, les signes et le dessin qui s'y inscrivent, se fabriquent en même temps que l'écriture se développe.
L'existence de ce fond intervient, se déroule au fur et à mesure que la pensée dicte les mots. C'est une acrobatie sans filet.
Marie-Rose Lortet

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J'en parle à ma fenêtre…" LA CAROTTE STENDHAL FAISAIT SCANDALE "

Robe de fête pour jour de faîte quand c'est rétrospective, expo ou visite chez elle M.R.L. aux chevelures-architectures d'Andromède attrape-lumière, chez toujours la petite fille unique au monde, au destin de pomme de terre nattée corsetée… Samedi 2 mai 2009 la très nageur rageur Marie-Rose me reçoit, radis rosés glacés au vinaigre, veau bourguignon, délices pâtissiers : la carotte Stendhal faisait scandale. Elle est fine gourmande d'images en enfilades, de fils, de flots, de mots, de couleurs. Elle est gentille bien arrosée aux vins de Porto, d'Alsace, d'Anjou, du Castillon, des Deux-Sèvres ? Tirée à quatre épingles, habit de ville pour souris des champs, elle est donc blanche quelquefois noire, corbeau d'or foulard extra, aimant photos-souvenirs chaussures bizarres Le Rouge et le Noir. Et bande à part, elle grignote tricote le Carnaval du bon cochon, le chèvre cendré des faces géantes, des profils perdus minuscules, les muscles, les macles, pendouille les P'tites têtes en l'air, picorepicole des fillettes, des souris Piccolomini sculptées aux épingles, qui lui donnent depuis le début monnaies du pape, amis, euros, plaisir.

Entre-temps, il faut bien vivre, bien se tenir à table, "Spanferkeln" petits cochons de lait !, rue des Rosés, rue des Rossignols : " Encore un peu de verdure ? Vous reprendrez bien un peu de mon Tockay et de mes bordures au Bic de France, quelques petites ordures de ma timbrologie ? " Elle tortille son maillechort de laine de soie de coton, dévide de soi son ordinaire, sa graine, son chemin du milieu, s'embrouille, bredouille, grisouille ses méandres, croît et croit aux sorcières, aux jeteurs de sorts mal-aimés, aux fous de jardin mouillé, mais aussi aux gris-gris moqueurs porte-bonheurs, beaux masques, sourires de photomatons, petits chats timides étonnés, aux Grand Pin de Cézanne, buissons ardents médusés, gros yeux hilares délicatement féroces "Mords-moi mais pas trop fort". Ses tricots-mascarons couleurs envoyées ou gréés bien arrimés encadrés au carré, et grandes voilures les 627 têtes du mur…

Elle est jolie, très polie, dit le personnage vraiment content, pas très politique mais polissonne avec ses crânes chauves genre Jean Dubuffet comme culs-de-jatte, bittes rigolardes : des détricotages de ficelles nattées, des "Spätzie" dirait-on, plus courts que leurs frères Spaghetti, plus costaux et plus gros car aux vingt minutes culinaires obligées, comme le canard à la rouennaise, doublement cousus solide partout. "Fais attention à la cuisson" : pour une minute d'inattention, mille mailles perdues et le trou-trou du filet, rien dedans qui poisonne ou frissonne. "Un accroc coûte sang franc" murmurait-on dans mon enfance.

Et elle torchonne à s'y méprendre, chiffonne mouchoirs bleus mystérieux, mouchoirs rosés disparates semés de sable d'étoiles aux déchirures d'écritures : des manuscrits, des petits Fragonard suggère Aurélien, ratatinés raidis à l'acrylique en métamorphose, géraniums sauvages et myosotis coagulés bleuets et coquelicots de Monet ? Vernon est près de Giverny, il suffit de passer le pont. J'en parle à ma fenêtre…

Et Marie-Rose tête en l'air passe par la fenêtre sur le champ du grand blanc de pissenlits à tout vent, mottes de taupes à perte de vue : la multitude de ses maisons de vent et dentelles, vibrations d'araignées et baves de miel. Et dans une atmosphère de nuées suspendues, ses justaucorps attrape-cours oiseleurs prédateurs de nos émotions, enveloppes de nos battements ailés éperdus, libellules prises aux mailles des cages. Le corps est un animal… Voyage en apesanteur, envolée depuis la prairie verdoyante : au loin des laissés-pour-compte, le laisser-aller de la mer…

Petite poule prise au piège, " au mois de mai, fais ce qu'il te plaît ? ". File doux s'il te plaît. Dimanche 3, mois des roses, mois de Marie : elle prend le train pour Dieppe ses mouettes et ses galets, point de feston point de boutonnière, elle crochète, point de doute tisse son nid de sirène, pond ses œufs les tient dans l'ombre les caresse du bec. Elle tient tête et corps sage, et allait et ira les clouer aux murs des centres culturels de Tournai en Belgique ou d'ailleurs rue d'Amour : ses oboles en tentacules, ses orphelins aux épingles tremblantes, ses maillages à discuter et partir. Mais "les déménageurs arrivent de Niort ce mercredi, je ne peux pas te recevoir, j'emballe tout avec Jany". Elle fumasse pour un tableau aux bagues de cigares et papiers de chocolat roulés en canivet : là une complicité avec Jacques, ton Pépé le Moko en allé en liesse et fumée dans la Vie, le tresseur-sculpteur graphiste au fil des jours d'osiers et marsaults brise-vents, te laissant sa joie, John Cage, Joe Cocker, son jazz fidèle. Sans lui pas de gabarits, pas de Pont de Garabit, " The willow weeps for me…" Lui et toi son Épousée, un merveilleux tableau inachevé. "Je suis née Rue des saules, sa musique me fait avancer ", le Bouvier dans le ciel d'été, à la rencontre chaque année de la Sainte Marie-Madeleine, la grande Mariée de fil Lionne, la constellation solaire de tes soixante-quatre ans bientôt.

Monde hors du monde…"Les fenêtres l'été s'ouvrent et communiquent…" Coïncidences. La bibliothèque pétrifiées montagnes dévoreuses, l'âge de nos géologies, leurs resurgissements sur textiles anciens, tranche de granit pantère, le rocher-tortue, géographie d'incertitudes…, tes territoires de laine et grands évanescents de fil aux chromatismes de brume nous pénètrent. Un trouble émoi dans l'École de Niort aux paléontologies et paléographies de musée, qu'ils sèmeront aux grandes vacances avec tes pas-laid-du-tout et tes pas-vaut-un-liard liés. Quoi y voir ? Qui voir, monsieur ? Qu'y a-t-il devant derrière, madame, mademoiselle ? À chacun son île. Rêverez-vous ? À chaque sillon son aiguille, ô gué, ô gué.

Elle Marie-Rose écoute, rit, parle, perle ses mimiques, rosé aux joues, rouge aux lèvres, verre à la main, bagues aux doigts, sparadraps aux ongles : Gare au fil électrique enrobé de plastique ! À la bagarre ! Tête à l'envers, elle déroule sans fin son périple entortillé de reliquaires : serais-tu des coupeurs de têtes ou des témoins créateurs passeurs de rêves ? Canardière ou éclusière ? À la guillotine ! À la guillotine, le réel ? Passeur de cap…
Histoire d'histoires, jusqu'aux confins de tes rides hautes, ton œuvre c'est du transparent séducteur fragile, tes poèmes chauds de laine, réseaux habillés, rideaux de percale, le lac de tes yeux, tes traversées tes passes en nuées, nuages noceurs annonceurs de pluie de neige, et le tapis sous la table où se réinventer, receleurs receleuses de Sel. Des oreillers à s'envoyer au ciel, médiumniques à la manière de Raphaël Lonné ? Barques dans les vagues, lecture à en laisser traîner ses ailes par terre grisée libertine aux vrilles des vignes rue de Vignevielle, ivre dans le bleu-nuit musical d'une tricologie monacale au long cours : quarante ans de vie d'Artiste, Rose Tatouée, cru médaillé Niort 2009. Ce n'est pas rien, c'est magnifique. Ne pas jeter sa veste aux orties !
Claude L. Prévost — 8 mai 2009

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Marie-Rose Lortet, artiste filante

Pendant toute son enfance, elle construit des objets avec des matériaux hétéroclites. Dans les années soixante, elle réalise des œuvres avec des tissus cousus et brodés, qui seront remplacés peu à peu par des morceaux de tricot. Lorsqu'elle rencontre Jean Dubuffet, à l'âge de 24 ans, le maître perçoit d'emblée la force et l'originalité de son travail. En 1978, ses œuvres intègrent la collection « Neuve Invention » du musée d'art brut de Lausanne, collection créée en marge du musée d'art brut et de l'art institué. La même année, elle commence à construire des œuvres dans l'espace, avec une technique de fils rigidifiés. Ses œuvres sont blanches : Vêtement de pluie, La maison de l'attrape-lumière…
La couleur apparaît ensuite dans des œuvres de grand format, plus abstraites, comme Tranche de granit panthère, Le rocher tortue ou Géographie d'incertitudes.
Aujourd'hui, Marie-Rose Lortet est une artiste reconnue : ses œuvres ont été sélectionnées à la biennale internationale de Lausanne (Suisse) en 1979, à Szombathely (Hongrie) en 1980, à Betonac-Sint-Truiden (Belgique) en 1988, où elle reçut le premier prix, et à Kyoto (Japon) en 1994, où elle fut également primée.
Marie-Rose Lortet tricote des masques, des paysages. Ses « Territoires de laine » sont de longues histoires tricotées, au jour le jour, d'un seul tenant. Les titres sont poétiques et évocateurs : Mon oreille est une tête, Insomnie à trois yeux, Les immeubles en fuite, Montagnes dévoreuses de fenêtres…
Marie-Rose Lortet nous entraîne dans des voyages fantastiques, imaginaires ou rêvés. Parfois de petits formats magnifiquement parés viennent compléter cet univers féerique profondément humain et généreux : Cétoine dorée en habit queue-de-pie, Habit de ville pour souris des champs, Vêtement pour oiseau migrateur…



À la serre des Jardins Bleues

Lortet, jardins des  Fermes Bleuesblanc© photo Simone Peulpin
Mon étrange rencontre avec le fil “Canatex” ?
Une façon de mettre le nez dehors, d’affronter la pluie et de l’apprécier, de regarder la lumière et le soleil.
Pour mes doigts, habituées à des fils plus souples, plus doux, plus précieux… Ce matériau semblait au départ un peu “récalcitrant”, “rébarbatif”, d’autant qu’il offrait une gamme limitée de couleurs : blanc cassé, écru, ocre chaud, brun foncé, vert pale grisé.
Alors, j’ai ajouté des couleurs de récupération, des “trouvailles” collectées au fil du temps, des choses bizarres, insolites, qui auraient dû être jetées ! Depuis longtemps.
De chaque rencontre, d’un “objet désuet” et de mes “tresses de canatex”, devait “obligatoirement” résulter “un petit miracle”, une histoire, un sens.
Chaque invention donnait d’autres idées, ainsi de l’un à l’autre : mes masques Les attrapes Lumières ont constitués une sorte de troupe, comme une troupe de théâtre ou de cirque (il y a d’ailleurs un clown), ces personnages installés dans la serre des Jardins bleus d’Uttenhofen avaient l’air de guetter les visiteurs en les interpellant joyeusement.
Ils ont provoqué de beaux échanges avec le public !
Marie-Rose Lortet — Vernon, décembre 2008

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Marie-Rose LORTET Plasticienne Textileblanc© photos Marie-Rose Lortetblanc© photos Marie-Rose LortetblanclortetblancMarie-Rose LORTET Plasticienne TextileblancMarie-Rose LORTET Plasticienne TextileblancMarie-Rose LoretblancMarie-Rose LORTET Plasticienne Textileblanc© photos Clovis Prévost & Louve Delfieu

« D'un simple fil, une œuvre d'art est née »
Une de mes premières pièces s'appelle Le cerveau tricoté. Tresses et tricotages à l'aiguille ou à l'épingle, tout revient, en cycle, depuis des années que je fais 5 à 6 pièces en même temps, petites ou grandes que rarement je ne finis pas… ou que je finis lentement dans un même souffle toutes ensemble. J'ai toujours des pistes à suivre, je ne me donne pas le temps, à tort, d'une récréation… Les journées doivent être bien remplies, je veux en faire plus qu'il n'est possible de faire, évidemment je n'y arrive pas. Et pourtant j'ai l'impression que la vie m'accorde le temps de faire… emportée que je suis par la couleur. Trois palettes de couleurs et seulement 200 histoires à raconter…
De ces mouchoirs, déchirés, rigidifiés, j'entoure la chose, je trouve l'endroit où je peux sortir, rebondir et raconter. La mariée s'enfuit, je voulais en faire le dos de l'autre, En tournant la tête, mais trop grande, elle s'adapte à moi, je m'adapte à elle…
Ce sont les restes, les sédiments d'une faille résultante d'un bouleversement géologique. De cette terre morte, inerte, on essaie de provoquer un resurgissement, un geyser. Le nageur-rageur va rebondir, s'en sortir au-delà des mers, il a de la chance !
Au début, il n'y a strictement rien, ni fond, ni réceptacle, juste un lacet et un point. Avant qu'un masque, silencieux ou bavard, soit signification de visage, ce sont de grands territoires, des parcours, des vues d'avion, des champs, qui progressivement, tout au long du récit que je me fais à moi-même, deviennent une œuvre unique de réseaux de rides, les sillons que creuse (gràwe en alsacien, grabados en espagnol) le grave.
Je fais toujours des divisions à partir de 13 ou 14 fils pour arriver aux trois brins de la tresse, celle qui me permet de travailler où que je sois et de faire des provisions, partout, partout…
Ça m'accompagne, ça m'emmène loin… Il y a des tissages et tressages africains dans lesquels un fil se détache pour que le regard trouve la clé qui le fera rentrer dans l'histoire. À côté du tricot, dans mes Territoires de laine, la tresse me donne
une autre façon de parsemer la couleur, l'une en pousse une autre dans des parcours labyrinthiques…
Ma devise est d'aborder tout nouveau langage d'une manière inhabile, pour toutes les expériences de fils que j'appréhende, que je ficelle. Ne pas abandonner une idée au vol, mais la saisir, la ligoter, l'en-magasiner ! Butiner sur toutes les pistes et affronter la difficulté d'emmener tout au but sans m'essouffler.
Réflections sollicitées par Natalie Mei pour le fascicule « Temps Irraisonnables » (extraits) © DMC 2012 © photos Louve Delfieu

On parle d'art textile pour qualifier le travail de Marie-Rose LORTET, dont la démarche relève de l'Art BRUT. Son enfance est marquée par les « tricotages » de sa mère et de sa grand-mère. Très jeune, elle travaille dans l'atelier de haute couture à Paris et réalise des couvertures « brodées » pour la presse et l'édition. En 1967, ses « ouvrages » sont remarqués par Jean Dubuffet qui lui achète quelques pièces. En 1976, elle reçoit une commande du couturier Ungaro d'un plastron en petites tresses destiné à un célèbre mannequin. Rien de tel pour prendre confiance et s'enhardir dans la création ! Elle fabrique des vêtements miniatures dont « les manches sont plus adaptées aux ailes des anges qu'au bras des mannequins », puis confectionne des petits tableaux de laine et de bouts de tissu. Dès 1978 son travail sera intégré dans la collection de l'Art Brut à Lausanne. Ainsi débute le cheminement de Marie-Rose LORTET à travers la laine, le fil et la maille.
« Le tricot permet à la pensée et à l'imagination de prendre le temps de voyager et de créer des images… Je ne tricote pas, je raconte seulement avec des brins de fil et de laine. » À partir de quelques mailles, un monde s'ouvre et chaque rangée de tricot entame une nouvelle aventure. L'ouvrage, d'un seul tenant, se resserre, se distend, se boursoufle, une nouvelle couleur prend le dessus et c'est un paysage vu d'avion qui se dessine, avec ses chemins et ses rivières, ses plaines et ses vallons. Difficile de dire où est le commencement, où est la fin, l'œuvre s'étire, prend de l'ampleur sans respecter la géométrie du cadre. Ces « Territoires » se développent au gré de la fantaisie, annexant les ratés, la maille qui file, l'épaisseur de la laine, la finesse du fil… On est loin de l'ouvrage de dame qui tricote utile ! Les « P'tites têtes en l'air » comme le « Théâtre de têtes » nous rassurent quant à la diversité de l'humain !
« Moi je suis fâchée avec les emmanchures », les vraies, celles des mannequins. Alors Marie-Rose LORTET imagine des « Miniatures », vêtements « pour aviateur au sol », « pour oiseaux-migrateurs », « pour souris » qui prennent la forme de petites sculptures rigides, fines, légères et délicates, tricotées au point mousse avec des épingles !
Les « Architectures de fil » occupent l'espace par leur transparence, leur évanescence. Ces maisons-courant d'air sont des pièges à rêves, des filets de papillon qui laissent la pensée vagabonder sans jamais lui barrer la route avec des frontières opaques. Dentelles, guipures, tresses de coton, s'incrustent dans des réseaux de fils noués, à l'image d'une araignée dont le programme de fabrication serait détraqué. Ces résilles captent la lumière, et projettent sur les murs des graphismes étonnants. Les « Fenêtres », assimilables à des planches de graphismes, sont plus calmes et plus sages car presque respectueuses de l'orthogonalité. On retrouve la même impression de poésie et de délicatesse dans « La Suite Incertaine » composée de 88 masques en fil blanc de la taille d'une main, tricotés au point jersey et qui grimacent de concert sur un panneau blanc. « Les Géologies » en maille et tissus fins, parfois peints ou teints offrent des personnages éclatants de couleurs douces et de finesse dans leur étui de plexiglas. « Les Attrape-Lumière » en fil Canatex mêlant des fils de téléphone s'évadent vers le jardin.
Cette exposition offre un éventail large des créations de l'artiste. Son parcours est fait d'aller et retour dans les thèmes qu'elle explore ; ils ne constituent pas une chronologie, mais des activités différentes qui équilibrent ses journées. Ainsi peut-on voir dans sa maison-atelier, de nombreux ouvrages différents en cours car la pensée de Marie-Rose est « étoilée » ; elle clignote, elle scintille Marie-Rose a le pouvoir de se démultiplier et de mener plusieurs tâches de front avec une organisation et une lucidité étonnante qui reflètent une grande exigence de soi.
Tricoteuse de l'inutile, Marie-Rose LORTET transcende une activité domestique féminine et l'inscrit dans le ciel de l'imaginaire et de la création qui donne tout son sens à la vie. Anto Alquier 2012


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Recto Verso pour Vice Versa
Marie-Rose LORTET Plasticienne TextileblancMarie-Rose LORTET Plasticienne TextileblancEt moi M-R LortetblancMarie-Rose LORTET Plasticienne TextileMarie-Rose LORTET Plasticienne Textileblanc© photos Marie-Rose Lortet
Re-Naissance 2013 Mon père Recto Verso, Ma Mère Recto Verso, Et Moi Recto Verso, La tortue amoureuse d'une soutis Recto Verso.


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Expo Marie-Rose Lortet 2014 vue par Stéphane L'hôte


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Expositions
2016
         Le Génie des Modestes, Festival d'art singulier (collectif) Centre abbé PierreEsteville
         Outsider Art Fair, (collectif) Marie Finaz Gallery – New York
2015
         Architectures, (collectif) Collection Art Brut – Lausanne
         Outsider Art Fair, (collectif) Hôtel du Duc – Paris
         Un Monde Très Habité, Galerie l'Œil Écoute, 6eme Biennale Hors les Normes – Lyon
         French Craft Project, (collectif) Saatchie Gallery – Londres
        
Tapisserie De Picasso à Messager, (collectif) Musée Jean-Lurçat – Angers
2014
         Tout est Mini, (collectif) Gallery Bregamoff – Bruxelles
         Dans les chambres hantées de Gilbert Lascault, (collectif) Musée de l'Hospice Saint-Roch – Issoudun
         Sous le vent de l'Art Brut, (collectif) Halle Saint-Pierre – Paris
2014
         Bestiare, Galerie Le Hangar – Évreux
         Textile et art sacré, (collectif) La Cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul – Troyes

         Dans les Chambres hantées de Gilbert Lascault, Musée de l'hospice Saint Roch – Issoudun
         Festival Art et Déchirure, Hall d'exposition – Rouen
         Marie-Rose Lortet et les Grosses Machines, La Fabrique des Savoirs – Elbeuf-sur-Seine
2013
         Regards sur la création animalière, (collectif) Espace Gingko'Art — Pontoise
         La famille Lortet, Manoir du Boulanc (C.L.A.C.) — Verderonne
         Vice Versa, (collectif) Médiathèque Gérard Thirion — Laxou
        
Art Textile, (collectif) Maison des Arts Solange-Baudoux — Évreux
         Elles métamorphosent le livre I, (collectif) Galerie Espace des Femmes — Paris
2012
         "Points de laine pour histoire de fils", La Galerie Bleue — Riscle
         "20ème exposition d'art singulier", (collectif) Salle Elagora — Falicon/Nice
         Art et Déchirure, Chapelle Saint Julien – Petit Quevilly
         "Sacré blanc", (collectif) Musée Jean-Lurçat la tapisserie contemporaine — Angers
         "Le Temps du Regard", (Aurélien Lortet - Adriana Espinoza - Marie-Rose Lortet) Hôpital Paul Brousse — Villejuif
         "Livres - Objets", (Collectif) Galerie Armage — Corbeil-Essonne
         "Que Sont Ils Devenus", (collectif) 12ème Festival D'art Singuliers — Aubagne
         "Triangle Pour L'été", (Aurélien Lortet - Corinne Bouteleux -Marie-Rose Lortet) Abbaye De Montivilliers — Le Havre
         "Sacré Blanc ! Hommage à Thomas Gleb", (Collectif) Musée Jean Lurcat et la Tapisserie Contemporaine — Angers
         "XIXème Exposition d'Art Singulier", (collectif) Galerie Blanche — Falicon, Nice
         "Un art en marche", (collectif) Association Itinéraires Singuliers — Dijon
2011
         "Un Rêve d'Éternité", Villa Emprain, Fondation Boghossian — Bruxelles
         "Chercher bien vous trouverez", M-R Lortet et Michéle Burles, Jacques Lortet et d'Alain Vergez, Villa Daumier — Valmondois
         "Quelques idées pour les lendemains"
, Théâtre de l'écho du Robec — Darnétal / Rouen
         "Familles Artistes" Les Prévost invitent Les Lortet, Galerie L'Ecu de France — Viroflay
         "8 femmes", Jardin de l'Abbaye de Montivilliers — Montivilliers
2010
         "Tricologies monacales", Art & Déchirure, Chapelle St Julien, Petit Quevilly — Rouen
         "Les Lortet et leurs amis",
Espace Vincent Brochu — Evreux
         "100 ans, 100 Femmes", L'Hotel de Région — Rouen
         "Tirer par les cheveux",
(exposition collective) Association Art O Logis — Pontoise
2009
         "Sur un fil", La maison Folie Wazemmes — Lille
         "J'en parle à ma fenêtre"
, Musée Bernard d'Agesci — Niort
2008
         "In Situ" avec Marie-Rose Lortet, Abbaye N.D. de Fontaine Guérard — Rodepont
         Intervention "MORCEAUX CHOISIS" Marie-Rose Lortet et Simone Pheulpin — Exposition, Débat, Film
         Le Maettlé - la clairière à Stosswirhr 68140 (proche Colmar)
         Attrape-Lumière, Jardins des Fermes Bleues – Uttenhoffen
         Expressions, Avec Simon Pheulpin, Espace Saint-Louis – Bar-le-Duc
         Fragilités, FRAC Hate-Normndie (participation) – Sotteville-les-Rouen
         Fil et Couleurs du Temps, en compagnie de Marcel Aloco, MJC – Dieppe
         Incroyable mais Blanc, Galerie à l'Ecu de France – Viroflay
2007
         La Vie en Fil, avec Jacques Lortet, sculptures et son Gris qui Marche, Le Maettlé
         (Les Arts au Vert) – Stosswihr
         L'Envers et l'Endroit, Textiles, Collection de l'Art Brut – Lausanne
         Faire en Matières, (participation exposition Plasticana®), Galerie Trait Personnel – Lyon
         Avec le Facteur Cheval, Musée de la Poste – Paris
         L'Art en Ville Le Textiles, Espace Chambon – Cusset-Vichy
         Chemises Prétextes, Parc-Musée de Wesserling – Wesserling
         Beautés Insensées, Monaco Musée National Nouveau – Monaco
2006
         Œuvres confondues, Jacques & Marie-Rose Lortet – Abbaye de Jumièges
         Profils, Art contemporain et Textiles – Stosswirh
         Art & Déchirure, Hôtel de Région – Rouen
         Livres Délivrés, Maison de l'étudiant du Havre, FRAC Haute Normandie – Sotte-les-Rouen
2005
         Duo, sculpture de Marie-Rose Lortetblanc© TP
         Tête à Tête, en Résonance avec la Biennale d'Art Contemporain, galerie Trait Personnel – Lyon
         Inner World Outside, Whitchapel Art Gllery – Londres
         Inner World Outside, Fondation La Caixa – Madrid
         Inner World Outside, Irish Museum of Modern Art – Dublin
2004
         Vinyl Event,(expo. collective), Lieu d'exposition Trait Personnel – Lyon
         De Fibre et de Fil, Centre d'art populaire – Musée de Laduz
         Mailles Boucles, et Entrelacs – Musée d'Art Moderne de Troyes
         Simultanément, Villa Daumier – Valmondois
2003
         Autres Dentelles, Musée des Beaux Art et de la Dentelles – Calais
         2002 centenario, Palazzo Lascaris – Turin
2002
         Architectures de fil, Lieu d'exposition Trait Personnel – Lyon
         Masterpieces/Capolavori, d'Arte Decorativa Moderna L'artista artgiano – Turin
         3 x Lortet, Galerie Espace Suisse – Strasbourg
         VIIe triennale internationale des Mini-Textiles, Musée Jean Lurçat – Angers
         Regard, Exposition d'Art Contemporain – Les rendez-vous de Cardet
         De Fil à Fil, tricotage en fil téléphonique sonorisé – Musée de Laduz
         OEil pour OEil, architecture de fil rigidifié, Halle Saint-Pierre – Paris
2001
         Textil Museum, Max Berk, Heidelberg, Ziegelhausen – Allemagne
         Architectures Imaginaires, Maison Visinand – Centre Culturel de Montreux
         OEuvres de la collection de l'art brut – Lausanne
         Territoires de laine, Architectures de Fil, Marie-Rose Lortet (rétrospective) Musée Jean Lurçat, la Tapisserie Contemporaine – Angers
         De Fil en Aiguilles – Musée de Laduz
         Métissage Regard Contemporain – Musée de Louviers
         Zoo Folies, La Laiterie – Strasbourg
         La Mariée Princesse, Musées Royaux d'Art et D'Histoire – Bruxelles
2000
         9e Biennale de la Dentelle, Musée du Costume et de la Dentelle – Bruxelles
         6e Festival d'Art Singulier, en Méditerranée – Aubagne
         Papier Mais Presque, Médiathèque de Laxou – Nancy
         Free Expressions with Textile, Betonac, Galerie du Vizo – Bruxelles
         Art et Déchirure, La Halle aux Toiles – Rouen
         Textile, Hospice Saint-Charles – Rosny-sur-Seine
         Dis-le à Alice, Exposition Européenne d'Art Fantastique, Eben-Emael – Liège
         Carte Blanche, Espace Philippe Auguste – Vernon
         Tricots de Bois et de Temps, C. H. B. Hôpital Paul Brousse – Villejuif
1999
         Fili Di Luce, 99 Miniartextil – Como, Italie
         Festival International de la Tapisserie – Beauvais
         Des Souris et des Rats – Musée de Vernon
         44e Salon d'Art Contemporain de Montrouge
         Fils Croisés – Maison des Arts d'Évreux
         Das Gewisse Etwas – Textil Museum und Historiches – Museum Saint-Galien
         Petites Mémoires pour Demain, Musée Ingres de Montauban & des Beaux Arts de Pau
1998
         Marie-Rose & Jacques Lortet, Espace Rue d'Amour – Breteuil-sur-Itou
         1er Mini-Textile International, Contemporain Art Exhibition, M.X. Espace – Barcelona
1997
         Centre Culturel Coréen – Paris
         Entrelacs, M. J. G. de Staffeifelden – Mulhouse & Odder Muséum, Danemark
         Musée des Arts Décoratifs de Prague – République Tchèque
         Textil Museum – Saint-Galien, Suisse
         Le Lin, Bibliothèque Fomey – Paris
         Nueva Invencion, Musée de Navarra – Pamplona
         Réseaux avec J. Lortet et R. Trévisan, Galerie Espace-Suisse – Strasbourg
1996
         Art-Net-Work, Galerie De Boote avec J. Lortet – Genk
         Lin Majuscule, Conseil Régional de Haute Normandie – Rouen
         Blanc-Transparence-Lumière – Abbaye Notre-Dame du Bec Hellouin
         Du Singulier au Pluriel, La Laiterie – Strasbourg
         Point par Point, Artiste invitée. École des Beaux Arts – Rouen
         Créateurs 94-95, Salle Pleyel – Paris
         L'Expérience des Livres, Université de Rouen, et Frac de Normandie
         Outsider Art, Galerie de l'Ancienne Douane – Saint-Prex
1995
         Art Brut et Compagnie, Halle Saint-Pierre – Paris
         Le Livre dans Tous ses États, Europe 1995 – Médiathèque d’Argentan
         Architecture de Fil – Poperinge, Belgique
         Les Inattendus – Maison des Arts d'Évreux
1994
         Jacques & Marie-Rose Lortet – Musée de Dieppe
         L'Art Brut et l'Art Hors les Normes – La Louvière
         Les Récréations de la Création, Musée Ingres de Montauban – Villeneuve-sur-Lot
         Première Vision, Artextile – Paris
         Outstanding Award, 4th International Textile Compétition, Musée d'Art Moderne – Kyoto
1992
         Marie-Rose & Jacques Lortet, Musée de Vernon – Vernon
1987
         Neuve Invention, Musée d'Art Brut – Lausanne
1978
         Les Singuliers de l'Art, Musée d'Art Moderne – Paris
1969
         Marie-Rose Lortet, Galerie Delpire – Paris


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Œuvres dans les collections

         Irish Museum of Moderne Art, Dublin
         FRAC, Haute Normandie
         FNAC, Paris
         Musée Jean Lurçat de la Tapisserie Contemporaine, Angers
         Musées Royaux d'Art et d'Histoire, Bruxelles FRAC, Paris
         La Piscine, Roubaix Collection de l'Art Brut, Lausanne
         La Fabuloserie, Dicy, France Musée du Dr Guislain, Gand, Belgique
         Musgrave and Kinley Outsiders Collection, Whitworth Art Gallery, Manchester

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