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Anne BOZELLEC
Dessin Peinture
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Anne BozellecblancAnne Bozellec© Photos TP


Anne Bozellec une fois n'est pas coutume, nous offre l'espace d'un moment et d'un lieu choisis, ces pensées et son regard dans le marc de café, que nous avons conservés dans des boîtes-tableaux. Une oeuvre rare, d'une collection presque secrète que l'artiste a bien voulu nous confier, nous sommes honorés de sa confiance et heureux de pouvoir la partager avec notre public chaque jour plus nombreux.

Nous avons demandé à Franciska Meyer de tracer un portrait d'Anne Bozellec. Amie de l'artiste et auteur de nombreux textes, elle nous fait la joie de ces mots justes et poétiques pour cette présentation.
Voilà, ce que nous nommons « ouvrage d'artistes », où la mise en commun d'un art, au départ personnel, est retraité pour l'usage d'un propos collectif.
Yvonne Ravachol, présidente, Et Alors...


Anne Bozellec est née des solitudes océaniques et du mouvement des vagues, de la lumière et des formes sans cesse réinventées, au pays des douces Charentes si maritimes.
Autodidacte, fille de la couleur et de l'encre, sa passion pour le dessin se mêlera vite au goût des paysages lointains. Elle vit 10 années en Amérique du Sud, entre Colombie et Panama.
Elle choisit l'illustration des livres pour enfants et collabore aux éditions CARVAJAL, à Bogota.
Puis c'est le retour en France.
Cofondatrice avec Christian Bruel des Editions du « Sourire qui mord », cette collection destinée à la jeunesse est une rupture avec les collections existantes. Anne Bozellec y propose des histoires différentes où les enfants sont enfin considérés comme des personnes à part entière, avec leur spécificité : l'imaginaire. Le rouge, le doré, le noir et le blanc, les loups, la magie... seront subtilement mêlés à la mort du grand-père, au divorce des parents, et tous les autres thèmes qui rencontrent l'enfance.

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Anne Bozellecblanc© Anne Bozellec
Pour le « Sourire qui mord », elle signe :
Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon,
Qui pleure ?
La manginoire
Lison et l'eau dormante
Le cheval dans l'arbre
Hôtel de l'ogre
Jérémie du bord de mer
Les chatouilles
On serait des grenouilles
Rodrigo Tortilla
Ce que mangent les maîtresses
Le jour de la lessive
Album de Venise
Le grand album de bébé co-réalisé
avec Nicole Claveloux


En 1990 Anne Bozellec débute une longue collaboration avec les Éditions Gallimard et Hachette, de nouvelles illustrations pour la collection poche du club des cinq.

Autres titres pour Gallimard :
La princesse Guenon
La saga d'Eric le Rouge, avec Maurice Gravier
Les cartes du Rhin
La princesse Guenon
La guerre des mondes, H. G. Wells
Les jardins de l'Alcazar, Anne Charlon
L'invité du ciel, Isaac Asimov
Le roi des éléphants et la fourmi boiteuse, Yachar Kemal
Rodrigo Tortillas, Nathalie Weil Bigges
le Fléau
Mon grand album de bébé, Christian Bruel

Pour Casterman :
Désiré, Patrick Hullebroeck

Pour Hachette :
Le club des cinq (série)
Visages et contes du Portugal, Clotilde Correia
Mes cinq sens, Marie Tenaille

Pour Flammarion :
La nuit de la Saint Sylvain, Madeleine Ley

Pour Être éditions :
Les chatouilles
Ce que mangent les maîtresses
Tifortou & Touforti
Venise n'est pas trop loin, Christian Bruel


Interview (avril 2008)
         Quelle est ta philosophie de travail ?
Ouiii ?
         Comment en es-tu venue à l’illustration ?
Par amour et fascination pour les illustrations depuis que j’ai su regarder.
         Quelles sont tes références (ou influences) picturales dans le domaine de l’illustration ?
Ivan Bilibin, Enki Bilal, Nicole Claveloux, Edmond Dulac, Carl Larson, Burne Hogarth, Moebius, Winsor Mc Cay, Maurice Sendak…
         …Et dans le monde de la peinture ?
Hans Memling, Johannes Vermeer, Henri Matisse.
         Lorsqu’on te propose un texte à illustrer, quelle est ta première approche ? Comment les images se mettent-elles en place ?
D’abord je travaille les personnages jusqu’à trouver les visages. Et les allures qui me plaisent. Ensuite, quand j’ai une vague idée de la scène que je vais représenter, je fais croquis sur croquis. Je travaille avec ce qui se passe sous mes yeux, sur la feuille. Bien souvent, j’arrive à un résultat différent de ce à quoi j’avais pensé au départ.
         En quoi te sens-tu appartenir au monde de l’enfance ?
Les affaires d’adultes ne présentent pas beaucoup d’intérêt. Je préfère le monde de l’enfance.
         Quelles ont été les rencontres déterminantes sur ton chemin ?
Mademoiselle Marie : elle « faisait le catéchisme » aux enfants de mon village, en 1950. Chacune de ses leçons était accompagnée par 2 ou 3 illustrations sur des feuilles 21x29, à l’aquarelle, je pense, et qu’elle avait réalisées pour nous. Je les trouvais magnifiques ! C’était un enchantement… J’étais prête à tout entendre… Christian Bruel, en 1975. J’ai répondu à une annonce qu’il avait fait paraître dans Libération, il recherchait des illustrateurs. Il voulait produire des livres différents pour les enfants. Nous avons parlé, ses idées m’ont emballée. Ensemble, nous avons réalisé un premier livre «Histoire de Julie» qui avait une ombre de garçon et mis sur pied les éditions du Sourire qui mord. Et nous avons continué…
         As-tu un projet non réalisé qui te tient à cœur ?
E
crire mes propres histoires et les illustrer.
         Pourrais-tu nous dire quelques mots de ton dernier album ?
«Tifortou et Touforti», en novembre 2007. Un vrai régal, la réalisation de cet album !
         As-tu toi aussi un violon d’Ingres ?
Je dessine des plans de maisons dans lesquelles j’aimerais habiter, avec les meubles, les objets, les tapis, les tableaux et les jardins tout autour…

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Anne BozellecblancAnne BozellecblancAnne BozellecblancAnne Bozellec© Anne Bozellec
Ses recherches l'amènent à travailler de nouvelles techniques, travail sur beaux papiers artisanaux, papiers chiffons... Ce qu'elle nous propose aujourd'hui en est la continuité, un mode, « où l'on pourrait en dire plus », utilisant le support du filtre à café et le marc de café, lieux d'une mémoire incertaine, d'un présent inachevé, un travail exclusif sur l'aléatoire.
Les images entre aperçues à travers, la mouture laisse apparaître les formes décelées, une émergence que l'artiste, par un travail dirigé, nous dévoile. Conjonction de réseaux, d'une trame due au hasard, travail de l'éphémère, comme si l'artiste travaillait le sable.
Ce thème en est ici l'incantation magique, l'alchimie, son propre monde. Nous sommes au pays du talent des fées.

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Noir Café
Un breuvage noir
Café qui coule
Parfum qui saoule
Une oeuvre au noir

Marc de café
C'est l'alchimie
Et la magie
Qui ont un goût d'éternité

Dissolution de la matière
Quand l'arôme fort
Te brûle encore et qu'il t'emmène
Tu vas, tu rêves...

Chaque matin la dose unique crépite, s’agite
Le coeur palpite à son éveil
Le soleil et les arcs-en-ciel
Sont à la fête, c'est un rite...

Et l'élixir et ses mystères
Révélateurs de nos secrets
Une tasse de noir Café
Nous emporte loin du sommeil...

Comme il est doux
Le breuvage noir,
Comme il est fort et si précieux,
Nous le boirons aussi à deux,
Au Café du Port, à ma table.

         Franciska Meyer, février 2003


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